Fallait-il
rester les bras croisés ?
Maurice
Leyne , Vice-Président du Collectif - Octobre 2000
Fallait-il rester
les bras croisés sans tenter quelque chose et regarder passer le convoi funèbre de la
Pédiatrie, de notre Pédiatrie de ville dite libérale ?
C'est ainsi qu'il y
a à peu près deux ans, une poignée de Pédiatres décidèrent de tenter d'éviter le
pire, quand nous entendîmes parler de médecins référents, d'abolition d'accès direct
au Pédiatre et essayer de faire reculer la mort programmée de la Pédiatrie de ville.
Deux points nous
semblaient importants pour commencer toute aventure :
- rallier le maximum de
Pédiatres et leur expliquer l'esprit qui nous animait
- essayer d'intéresser les
médias qui se feraient l'écho de la situation.
Il y eût tout
d'abord quelques articles dans la presse écrite, le Monde, Elle, Info bébés, puis très
rapidement les journaux télévisés de TF 1 et des interviews d'Europe 1. Nous sûmes
alors que l'opération était amorcée à preuve le nombre de nouveaux adhérents,
confrères qui retrouvaient chez nous une réponse à leurs angoisses et qui savaient
être accueillis à bras ouverts non pas seulement en envoyant leurs chèques, mais en
sachant qu'ils étaient des acteurs de notre association et qu'ils pouvaient sur le plan
local et régional jouer un rôle particulièrement actif
Le Collectif des
Pédiatres libéraux sait, aujourd'hui, fort de ses quatre cent adhérents, du soutien de
la presse écrite, (nous ne remercierons jamais assez les collaborateurs dInfo
bébés ) que nous avons eu raison de commencer ce combat et qu'aujourd'hui nous ne sommes
plus une poignée mais des centaines appuyées et confortées par les parents des enfants
signataires d'une pétition, à continuer cette lutte, sauver la Pédiatrie de ville et
lui redonner son statut de spécialité propre aux nourrissons, aux enfants, et aux
adolescents.